Santhea s’est prononcée contre les propositions mises sur la table, en raison de la pression intenable que celles-ci faisaient peser sur les hôpitaux.
Les mesures budgétaires envisagées pour 2026 feraient en effet peser sur le secteur hospitalier des économies d’au moins 220 millions d’euros, dont 50 millions d’euros directement sur l’hôpital de jour et plus de 170 millions d’euros indirectement via les honoraires, les implants et la pharmacie. Cet effort excède déjà la marge cumulée du secteur en 2024 (voir MAHA 2024) et met gravement en péril la soutenabilité financière des hôpitaux.
Nous partageons l’objectif de promouvoir des soins plus appropriés et de limiter les pratiques inutiles. Mais une telle transformation ne peut se construire dans l’urgence, ni sur la seule logique de compression des prix. Elle exige un cadre pluriannuel crédible et la mobilisation des acteurs autour d’outils opérationnels tels que des guidelines, prescriptions encadrées, forfaits, digitalisation etc.
Nous sommes loin ici de la « pax hospitalia » évoquée par le ministre Vandenbroucke.
Nous rappelons aussi le besoin impérieux de moyens supplémentaires pour les hôpitaux (ainsi que d’économies supplémentaires) afin de financer les pensions des agents statutaires, mais aussi les investissements indispensables en matière de cybersécurité et de sécurisation des infrastructures critiques.
