Octobre Rose : un mois de mobilisation au profit de la lutte contre le cancer du sein

Comme chaque année, le mois d’octobre est placé sous le signe de la sensibilisation au cancer du sein. Mobilisation d’envergure internationale, cette campagne d’information est l’occasion d’attirer l’attention sur ce mal qui touche de nombreuses femmes à travers le monde, mais également d’honorer les équipes médicales et paramédicales ainsi que les chercheurs qui se démènent au quotidien pour soigner et tenter d’éradiquer la maladie.

Durant ce mois si particulier, de nombreux hôpitaux entreprennent des actions et organisent des événements dédiés à la cause. Cependant, certaines institutions de soins abritent des unités ultra spécialisées se mobilisant tout au long de l’année, à l’image de l’Institut Jules Bordet. Avec environ 700 cas traités par an, les patientes soignées au sein de cet établissement de renom bénéficient d’une prise en charge totale et personnalisée. Les soignants se fédèrent autour d’elles et collaborent de manière totalement coordonnée. Ainsi, l’Institut Jules Bordet a mis sur pied une « Concertation multidisciplinaire oncologique » qui se réunit plusieurs fois par mois afin d’accompagner au mieux les malades. « La Concertation multidisciplinaire oncologique fait partie des gènes de l’Institut. Toute la prise en charge est basée sur une concertation entre les différentes spécialités qui interviennent dans la prise en charge des patientes. Une séance de discussion formelle de chaque dossier est ainsi organisée une à deux fois par semaine, pour chaque type de tumeur, à laquelle participent le chirurgien, l’oncologue, le radiothérapeute, le médecin nucléariste, l’anatomopathologiste, le radiologue, l’infirmière coordinatrice de soins (ICSO), l’onco-psychologue etc. Chaque patient a une ICSO de référence qui, assure le contact et la coordination entre patient et équipes. La prise en charge est globale :  physique, psychologique et sociale. Un service d’assistance sociale pilote les patientes et les familles, et anticipe les problèmes qu’ils pourraient rencontrer. », affirme Jean-Benoit Burrion, Chef de la Clinique de Prévention et de Dépistage à l’Institut Jules Bordet.

Au niveau de la prise en charge médicale, en tant que telle, l’Institut Jules Bordet constitue une référence en la matière, avec des traitements toujours à la pointe et de plus en plus individualisés, c’est en tout cas ce que nous expliquent les médecins oncologues de l’établissement « Au niveau des traitements, les stratégies thérapeutiques deviennent de plus en plus ciblées et personnalisées en fonction du cas du patient, grâce à une meilleure connaissance des tumeurs et de leur microenvironnement tumoral (profilage génomique des tumeurs). La chirurgie (meilleur accès à la tumeur grâce à la robotique, comme dans le cas du cancer de la prostate) reste l’acte thérapeutique principal pour les cancers solides. La radiothérapie, irradie localement la tumeur en préservant de plus en plus les cellules saines aux alentours de la tumeur et entraine de moins en moins d’effets secondaires. Les chimiothérapies classiques, très fréquentes il y a encore quelques années, tendent à être remplacées – dans le cas de quelques tumeurs, par des thérapies ciblées et des « antibodies drugs conjugates », qui bloquent certains mécanismes spécifiques des tumeurs cancéreuses. Dans les nouveaux types de traitements, citons également les immunothérapies, qui visent à « mobiliser » les propres défenses immunitaires du patient pour qu’elles s’attaquent aux cellules cancéreuses et les détruisent. »

Outre l’aspect « prise en charge » de la maladie, l’Institut Bordet ne cesse d’innover en réalisant de nombreuses recherches scientifiques, qui plus est, fructueuses. « Ces dernières décennies ont été particulièrement prolifiques en termes de nouvelles technologies et de stratégies de diagnostic et de traitements contre le cancer du sein. En termes d’avancées, commençons par citer les nouvelles analyses par biopsie liquide, une simple prise de sang qui permet de détecter l'ADN libéré par le cancer. Moins invasive que les prélèvements de tissus, cette méthode permet, dans de nombreux cas, d’affiner le diagnostic, de prédire et/ou de suivre la réponse au traitement, de détecter précocement l’apparition de métastases ou une résistance au traitement », explique l’Institut Jules Bordet avant de rajouter « Les patientes de notre établissement accèdent aux nouveautés thérapeutiques parfois 5 ans avant qu'elles soient approuvées par les autorités, un avantage considérable dû à la collaboration étroite entre médecins et chercheurs, au chevet du patient. »

Certains hôpitaux dont l’activité médicale ne se concentre pas uniquement sur l’oncologie, disposent également d’unités hautement qualitatives en termes de traitement et de prise en charge du cancer du sein. Ainsi, le Centre Hospitalier Universitaire Tivoli à l’aide de sa clinique du sein agréée informe, aide et accompagne les personnes malades ou non. « La Clinique du sein, qui a fêté ses 10 ans l’année dernière, est une équipe pluridisciplinaire qui s’investit énormément dans les différentes étapes de la prise en charge de ses patientes : de l’étape du diagnostic, au traitement et à l’aspect paramédical et bien-être. La prévention et la sensibilisation au cancer du sein, à son dépistage fait aussi partie de ses missions. C’est la raison pour laquelle la Clinique du sein organise depuis plusieurs années déjà de nombreuses activités dans le cadre du mois d’Octobre rose. Activités s’adressant à différents publics : patientes, proches, grand public, professionnels de la santé, etc. » souligne Cynthia Colson, responsable communication du Centre Hospitalier Universitaire Tivoli.

Les cliniques du sein agréées jouent donc un rôle essentiel dans la prise en charge des patientes. Au-delà du caractère purement médical, de nombreux autres aspects, très importants et liés à la maladie, sont pris en compte tels que la dimension psychologique et l’estime de soi par exemple. « Outre la prise en charge personnalisée des patientes par une équipe pluridisciplinaire, de nombreuses initiatives sont menées par la Clinique du sein : des ateliers esthétiques sont mis en place pour les patientes, leur permettant de se réapproprier leur image de femme, meurtrie par le cancer du sein. Une oncologue organise également des ateliers artistiques autour de la peinture. Le groupe des petits bonnets de l’espoir se retrouvent aussi afin de confectionner des petits bonnets qui serviront aux patientes suivant une chimiothérapie. Les initiatives proviennent de l’équipe même de la Clinique du sein et des patientes également. » détaille Cynthia Colson.

Le cancer du sein étant le cancer le plus fréquent chez les femmes (mais qui touche également les hommes avec quelques 110 cas par an en Belgique), la sensibilisation à la lutte contre ce cancer ainsi que toutes les actions qui en découlent restent primordiales. Au travers du Centre Hospitalier Universitaire Tivoli et de l’Institut Jules Bordet, nous avons illustré le dévouement quotidien des équipes multidisciplinaires aux côtés des patientes et de leurs proches, mais ce ne sont que deux exemples parmi tant d’autres. De nombreux établissements investissent des moyens considérables pour lutter contre cette maladie.

Le dépistage reste l’une des recommandations principales pour détecter et soigner rapidement le cancer du sein. D’ailleurs, une nouvelle étude clinique européenne appelée My PeBS (My Personal Breast Screening) va bientôt tester une stratégie de dépistage basée sur l’évaluation du risque individuel. A l’aide de tous les acteurs impliqués dans la cause, l’avenir reste prometteur.

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