Le secteur de la santé au chevet de la planète !

Les spécialistes ne cessent d’alerter sur la menace climatique qui pèse sur la planète. Conscient de son implication dans la problématique, le secteur de la santé a décidé de réagir en adoptant diverses démarches éco-responsables.

Le lundi 16 septembre 2019, le comité de direction du Centre Hospitalier EpiCURA a signé une charte de développement durable. Par cet acte, il s’engage à réduire son empreinte écologique et ce dans de nombreux domaines. Ainsi, la gestion des déchets, l’éco-consommation et la mobilité sont les fers de lance de la lutte écologique de l’hôpital. De nombreuses actions concrètes ont d’ores et déjà été établies, comme « l’incitation du personnel à l’utilisation de gourdes », « l’emploi de la vidéoconférence pour réduire les déplacements des collaborateurs d’un site à l’autre » ou encore « l’évaluation et l’optimisation de la consommation d’électricité, d’eau, de la climatisation et du chauffage » par exemple, et viendront entériner cette charte fraîchement adoptée.

D’autres hôpitaux, quant à eux, décident de s’attaquer aux infrastructures de l’établissement.  Ainsi depuis quelques années, le Centre Hospitalier Universitaire de Brugmann investit dans de nouvelles installations, plus efficaces et moins énergivores. En 2016, une cogénération a été installée sur le site Horta, un système permettant de produire simultanément de l’électricité et de la chaleur. Cette installation a déjà permis de réduire de manière significative la consommation d’énergie. Plus récemment, le CHU Brugmann a également investi dans de nouvelles chaudières au gaz remplaçant ainsi les anciennes chaudières fonctionnant au charbon.

En 2018, l’hôpital André Renard devenait le premier hôpital à obtenir la certification ISO 50001 (norme internationale incluant des directives en vue d’une gestion efficace de l’énergie). Avec cette certification, il s’engage à améliorer ses performances énergétiques de manière continue. Grâce à la mobilisation de l’ensemble des collaborateurs, de la direction ainsi que des différents services de l’hôpital, les nombreux aspects de cette norme ont pu être couverts et validés.

En Wallonie, le programme Green Deal « Cantines Durables » révolutionne le système alimentaire des restaurations collectives et des cantines de la région. Cet accord volontaire passé entre les acteurs du monde privé, du secteur public et les autorités vise à faciliter la transition écologique des entités participantes. Les signataires peuvent se référer à une panoplie d’actions concrètes déjà établies mais peuvent aussi travailler sur les différents axes de travail proposés par le programme. Des produits locaux et de saison à la réduction du gaspillage alimentaire et des déchets, les cantines participantes choisissent le projet concret qu’ils désirent développer en rapport avec la thématique associée. De nombreuses institutions et intercommunales ont été séduites par le programme et ont décidé de l’intégrer dont le Centre Hospitalier Bois de l’Abbaye, le Centre Hospitalier Universitaire de Liège, le Centre Hospitalier EpiCURA, ISoSL et Vivalia pour ne citer que ceux-ci.

Par ailleurs, en plus d’investir dans un système alimentaire durable, Vivalia s’est engagée à instaurer une politique de mobilité douce sur l’ensemble de ses sites. Depuis 2015, l’intercommunale de soins de santé dispose d’une « mobility manager » chargée de coordonner la mobilité du personnel et des patients. En quatre ans, de nombreuses mesures ont été prises comme : l’installation d’un local à vélos sécurisés sur chaque site hospitalier avec une mise à disposition de kits de réparations et un accès à des douches et à des casiers pour le personnel, l’utilisation de véhicules électriques pour les transports logistiques et les navettes internes ou encore l’installation de bornes de recharge sur les parkings des hôpitaux. Sarah Lecomte, la mobility manager de Vivalia, envisage désormais de créer une plateforme en interne afin d’organiser et de promouvoir au mieux le co-voiturage au sein des établissements.

Bien que de nombreuses institutions de soins entament des démarches éco-responsables, ce sont souvent des initiatives personnelles et isolées. « Pour l’instant, il n’y a que très peu de mouvement coordonné » explique Lauriane Tribel, attachée environnement de santhea. Pourtant, désigné comme l’un des acteurs majeurs de la pollution atmosphérique, le secteur de la santé se doit d’agir. « Les institutions de soins de santé ont le potentiel non seulement de s’adapter au réchauffement climatique mais aussi d’entamer des démarches proactives concernant la promotion d’un avenir durable. L’urgence climatique actuelle est telle que les institutions de soins doivent s’ériger en exemple et initier un mouvement global » Poursuit-elle.

Conscient de cette problématique, santhea a décidé de lancer le projet « Together for Green Healthcare » visant à initier une dynamique positive dans tout le secteur. Mis en œuvre par la cellule environnement de la fédération, le projet comporte plusieurs aspects dont l’information et la sensibilisation des membres et de leur personnel ainsi que la mise à disposition d’outils uniformisés. De plus, un groupe de travail se réunit afin d’échanger et de réfléchir aux solutions à apporter aux problématiques énergétiques communes rencontrées au sein du secteur de soins de santé.

« A l’avenir, Les institutions de soins continueront à multiplier les actions fortes afin de contribuer à la bonne santé publique et environnementale de notre société. Si tout le monde s’y met, nous pouvons entrevoir une société viable ! » conclut Lauriane Tribel.

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